Mess de l’Armée de Terre
Borne du village d’un côté ; accès secondaire vers la plage.
Libreville · 1er Arrondissement · Secteur Tahiti – Sablière
Un village de pêcheurs sur l’estuaire du Komo, à son ouverture sur l’Atlantique. Entre le Mess de l’Armée de Terre et l’Impasse Edowanganie, autour de la Plage du Tropicana : un espace de vie, de mémoire et de solidarité à Libreville.
Illustration conceptuelle — navettes Edowanganie Village proposées, non encore acquises
Bienvenue à Edowanganie
Edowanganie est un lieu de vie de la zone littorale de Libreville, sur la rive de l’estuaire du Komo, à proximité de la Sablière et de l’aéroport international Léon-Mba. Il abrite l’Hôtel Tropicana, sur l’Impasse Paul Renamy, et s’ouvre sur la Plage du Tropicana.
Le village porte la mémoire de son fondateur, Paul Renamy (1850–1951), dont la Ville de Libreville a donné le nom à l’impasse qui y mène, en le désignant comme notable.
Edowanganie n’est pas seulement un point sur une carte : c’est une communauté, une histoire, des familles et une volonté collective de préserver ce qui fait la force du lieu — l’entraide, la proximité et l’attachement au cadre de vie.
Notre héritage
Edowanganie est né de l’eau. Son fondateur, Paul Renamy, était pêcheur ; c’est autour de la pêche qu’il a fondé sa famille, une famille de pêcheurs.
Les pirogues, les filets et la plage ne sont pas un décor : ils sont l’origine du village et le fil qui relie ses générations. Préserver la Plage du Tropicana, c’est aussi préserver ce lien entre Edowanganie et les eaux de l’estuaire.
L’époque où la génération précédente aurait pu faire de la pêche artisanale une véritable activité socio-économique, avec une chaîne complète de production et de distribution, semble révolue. Elle ne l’est pas vraiment.
Cette évolution aurait pu mener de la senne de plage, le fameux « tiré-tiré » que nous pratiquions jadis tous les week-ends en famille avant l’arrivée des baigneurs, à la pirogue, puis au bateau de pêche et au chalutier ; de la simple glacière au congélateur, puis à la chambre froide du Port-Môle de Libreville ; de la vente aux épiceries du premier arrondissement à la vente en gros, jusqu’aux camions frigorifiques approvisionnant l’intérieur du pays. Elle aurait pu inclure la transformation du poisson — fumé, salé, préparé pour les restaurants — et, pourquoi pas, la mise en boîtes de sardines, sous une enseigne familiale qui aurait pu s’appeler Établissements Paul Renamy et Fils.
Cette filière, une femme de la famille l’a déjà fait vivre à sa façon : Véronique Moukambi née Renamy, « Vévé » († 2017). Ses pirogues sortaient régulièrement en mer ; elle vendait le poisson frais, fumé et salé au détail chez les boutiquiers, l’exposait dans les foires et le servait dans son restaurant.
Rien n’est perdu. Aujourd’hui, l’écotourisme, la conservation et la lutte contre les changements climatiques ouvrent de nouvelles perspectives aux générations montantes : contribuer à la protection du littoral gabonais et à la sécurisation de ses activités balnéaires.
Les limites du village
Le Village Edowanganie s’étend sur le littoral du 1er Arrondissement de Libreville, du Mess de l’Armée de Terre jusqu’à l’Impasse Edowanganie. Ce périmètre inclut l’Hôtel Tropicana, sur l’Impasse Paul Renamy, et la façade de plage d’environ un kilomètre qui leur fait face.
Borne du village d’un côté ; accès secondaire vers la plage.
Mène à l’Hôtel Tropicana, au cœur du village.
Borne du village de l’autre côté ; accès tertiaire vers la plage.
Environ un kilomètre de littoral atlantique entre les deux limites.
La signalétique municipale de la Ville de Libreville confirme les deux noms d’impasse qui délimitent le cœur du village : Impasse Paul Renamy (notable, 1850–1951) et Impasse Edowangani, selon la graphie inscrite sur la plaque.
En 2003, la Mairie du 1er Arrondissement a autorisé l’ONG Sauvons la Planète à implanter des panneaux de prévention sur la zone de plage comprise entre le Mess de l’Armée de Terre et l’ancien hôtel (autorisation municipale n°098 du 14 mai 2003).
Les projets du village
L’avenir du village s’organise autour de deux projets complémentaires : une fondation familiale pour préserver le lieu et sa mémoire, et l’ONG Sauvons la Planète, qui porte depuis 2002 la vision d’aménagement et de sécurité de la plage dans le cadre du SDIGL.

La fondation de la famille Paul Renamy porte la protection et la gestion durable du Village Edowanganie, sous la gouvernance d’un conseil de famille. Sa devise : « Bâtir l’avenir ensemble ! »

L’ONG Sauvons la Planète porte la Vision 2002–2050 de la Plage du Tropicana, site pilote du Schéma Directeur Intégré de Gestion du Littoral : plus de vingt ans d’actions de prévention et d’entretien de la plage, et ce qui reste à construire.
Ces volets relèvent de la proposition : ils ne sont pas encore réalisés.

Une desserte locale vers la Plage du Tropicana et un circuit touristique « Tour de Ville — Libreville » en autobus à impériale.
Le réseau proposé →
Le Mirador Tropicana comme poste central, avec la Police des Plages, un poste de secours, des douches et des WC.
La Vision Tropicana →
La candidature du village au statut de patrimoine culturel littoral protégé du Gabon, portée par la Fondation.
La démarche →Nos valeurs
Le développement du Village Edowanganie repose sur des priorités concrètes, portées avec et pour les habitants.
Préserver la plage, les abords du littoral, la nidification des tortues marines et la salubrité du quartier.
Renforcer l’entraide entre les familles, les jeunes, les aînés et l’ensemble des résidents.
Des accès clairs et sûrs par les trois impasses, et une plage où l’on peut se baigner en sécurité.
Encourager la participation des jeunes, leur formation et leur engagement citoyen, selon la méthodologie PACTE 241.
Une relation constructive avec les autorités, les partenaires et les acteurs du voisinage.
Recueillir les récits, les témoignages et les images qui font l’identité d’Edowanganie et de Paul Renamy.
Notre engagement
Préserver un village, c’est préserver plus que des maisons ou des chemins. C’est protéger un lien social, une histoire familiale, un environnement et la possibilité pour les générations futures de grandir dans un cadre digne.
« Notre village est notre héritage. Le préserver est une responsabilité collective. »Découvrir les projets
Participer
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